Partager l'article ! 4ème jour: Comme d'habitude : lever 6h15 ! (jamais de ma vie, je n'aurai imaginé me lever si tôt !), il fait 10 °. La matinée s'écoule ...
Comme d'habitude : lever 6h15 ! (jamais de ma vie, je n'aurai imaginé me lever si tôt !), il fait 10 °.
La matinée s'écoule lentement, entre sable, cailloux et montagnes noires au loin.
Dans le reg, Yslem débusque un lézard fouette-queue et se lance à sa poursuite à toute allure. On a du mal à croire qu'il puisse courir si vite en claquettes parmi tous ces cailloux ! Il
finit qu'en-même par attraper le reptile en lui coinçant la tête avec son bâton. On en profite pour en faire quelques clichés.
On commence à prendre goût à la température ambiante : à 10 heures, il fait juste 32° ; à 11h40, tout à l'heure, on aura 2 degrés de plus ! Chouette pour un mois de mars !!
Découverte de nombreux acacias en fleurs : elles ressemblent à celles de nos mimosas : de jolies boules jaunes très parfumées, mais plus "doré".
Je n'ai pas de photo pour vous montrer le "baobab du désert", un arbuste qui semble retenir beaucoup d'eau, qui renouvelle ses feuilles tous les deux mois et qui fleurit trois fois par an. Si
vous avez des renseignements, des photos, faites-nous en faire part.
Aujourd'hui, on a marché dans une ambiance quasi religieuse : Enzo a fait le pari avec lui-même qu'il resterait muet jusqu'au franchissement de la montagne qu'on voit au loin. Et elle est loin la
montagne ! Ca veut dire quelques heures de répit !! (Enzo est bavard, c'est rien de le dire)
La torpeur de midi nous prend tous après le repas : sieste prolongée. Pendant ce temps, Mohamed, avec un chameau, part refaire le plein au point d'eau à 6 kilomètres.
Comme d'habitude, des femmes nomades installent leur boutique à 42,5 cm de nous.
Nous nous disons qu'Enzo ne participera pas aux traditionnels échanges avec les vendeuses. C'est sans compter son caractère communicatif : il se lance dans des tractations et du troc qui n'en
finissent plus. Mais : sans paroles !!
Avec gestes, mimiques, acquiessements ou dénégations, il parlemente avec elles. Il finira qu'en-même par faire quelques affaires !
Gilles, bon coeur, offre une paire de chaussettes de marche à une femme dont les siennes sont trouées. Les chaussettes de Gilles étaient sales aussi, je vous le confirme !
16h30 : c'est reparti pour une courte balade dans les dunes avec à notre gauche, la montagne de Zarga : déchiquetée et noire de roches qui semblent prêtes à tomber à la moindre sollicitude. Son
point culminant : 900m.
On fait une pause au bas de la montagne, on souffle, on boit, on se prépare à l'ascension terrible.
Le dénivelé est de 130-150 mètres mais on a l'impression du double, même du triple !
La montée se fait chacun son rythme avec une pause au milieu. Le sommet est en vue et on met un coup de collier lors de la reprise.
Le ciel s'ouvre enfin à l'arrivée au sommet. Du haut de la montagne de Zarga, nous en avons le souffle coupé ! Rien n'arrête notre regard ! De ce côté-ci de la montagne, c'est une dune qui
descend en pente raide vers une gigantesque plaine parsemée d'arbustes chétifs et bordée de montagnes noires, lointaines, perdues dans le flou de la distance. Cette vallée est innondée à la
saison des pluies. Cela doit former un lac immense !
Chacun jouit du spectacle. Dans la lumière déclinante du coucher, un léger vent nous balaie.
Les shootings s'enchainent pire que chez Jean-Paul Gauthier !
On écrit nos noms dans le sable : cela prédit que l'on reviendra à cet endroit.
Notre bivouac est loin en bas, c'est le moment d'entreprendre la descente de la dune : de ce côté, elle fait 120 mètres ! Sans chaussures ni chaussettes, on commence à dévaller la pente abrupte.
Le sable doux et chaud est un véritable massage des pieds, chevilles et mollets.
Arrivé en bas, nous retrouvons quatre femmes qui arrivent d'un campement nomade que l'on apercevait du haut de la montagne : elles ont fait entre 6 et 8 kilomètres pour nous rejoindre.
Nous traversons l'immense vallée plane parsemée d'une végétation typique de la savane : acacias, herbe jaune pâle. Nous passons par un petit camp nomade : deux, trois habitations de paille, des
troupeaux de chèvres et de moutons, quelques chameaux. Et les quatres ou cinq petits enfants qui viennent à notre encontre : "cadeau m'sieur, cadeau m'dame ?!".
Le thé, les gâteaux secs, les dattes et les cacahouettes nous attendent comme chaque soir quand nous arrivons soulagés au bivouac.
Nous assistons à la cuisson du pain dans le sable.
J'en vois d'ici qui se disent que ce que nous mangeons le lendemain croustille sous la dent ! Eh bien détrompez-vous !
La recette
Pour le pain : farine, eau, sel, levure, huile de coude et de longues minutes de pétrissage.
Pour la cuisson
- un feu de braises bien chaudes
- écartez les braises et une couche de sable chaud de quelques centimètres d'épaisseur et mettez-les sur le pourtour,
- renversez la pâte en forme de galette dans le trou,
- recouvrir du sable chaud et ensuite de la braise,
- au bout de 15 minutes, sortir le pain et le retourner. Le recouvrir de sable et de braises,
- 15 minutes plus tard, le pain est cuit. Le taper avec un bâton pour faire évacuer le sable éventuellement collé. Le poser et le frotter quelques instants avec du sable "propre et frais" de
chaque côté. Le taper avec le bâton, l'essuyer avec la main. Le son produit par un pain bien cuit, lorsqu'on le frappe d'un index replié, est "toc-toc" et pas "touk-touk". Ce son doit sonner
clairement !
Plaisir garanti pour le petit déj !!
Soirée blagues, anecdotes, énigmes. Yslem, notre guide, nous en donne une :
"Qui nait avec deux cornes, vit sans corne et meurt avec deux cornes ?" A vos réponses. Bonsoir !
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