Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 22:11

Comme d'hab : lever 6h00 TAGADA TSOING TSOING

On commence à s'y faire et le lever nous semble moins difficile d'un jour à l'autre.
Départ 7h30.
Nous marchons d'un pas allègre durant une paire d'heures pour arriver à l'oasis de Varess.
Avant d'y arriver, notre route croise celle de troupeaux se rendant à l'abreuvoir.
Yslem  nous indique que nous assistons à un moment rare : celui de plusieurs troupeaux venant se désaltérer  : il y a là chameaux , chèvres, et les ânes attendent à l'écart. Un homme semble dévolu à la tache de remplir un demi bidon métallique avec 50 litres du précieux liquide. Il puise dans le puit à 4 mètres de profondeur à l'aide d'une outre de caoutchouc au bout d'une corde. Sans cesse, il répète les mêmes gestes ...

 

 


Les chameaux engloutissent une quantité d'eau incroyable. Et à une vitesse !! En quelques minutes, ils ont fait le plein de 80 litres !
Nous passons là un bon moment dans l'effervescence du lieu investi par toute cette faune.
La visite de l'oasis se poursuit dans la palmeraie. Yslem nous indique qu'en période de pluies, l'eau peut monter à 3 mètres dans les palmiers avec les crues dans les oueds. On aperçoit d'ailleurs des branchages divers au sommet des arbres ainsi qu'un squelette de crâne de chèvre !
Nous traversons le village de l'oasis situé plus en hauteur. Nous rencontrons ensuite un "cultivateur". Nous arrivons au moment où, à l'aide d'une pompe à essence, il remplit une "piscine" d'eau qui lui sert à irriguer les 90 palmiers de sa plantation. Nous en profitons pour lui acheter dattes, eau, coca rafraichi à l'eau du puit.
Un dattier produit, s'il est irrigué avec soin, 120 kilos de fruits par an. Sinon, on peut en tirer au maximum 80 kilos. Beaucoup de cultivateurs font le choix de l'irrigation et des investissements qui vont de pair. Même si cela reste dans le domaine de la toute petite exploitation ...
En sortant du village, devant l'école fermée à cette heure, nous discutons âprement avec deux vendeurs au demeurant sympathiques. Ils restent fermes sur leurs prix car désormais nous ne nous laissons plus embobiner par leurs bonnes mines.
Nous nous arrêtons chez une connaissance de notre guide et entrons dans sa propriété close de murs de pierres sèches : ici, chaque construction a son utilité et est éloignée des autres. On peut voir : la cuisine, le garde-manger, la partie habitation : repas et couchage, la terrasse où l'on se retrouve le soir pour dormir lorsqu'il faut chaud. On peut compter cinq constructions par "maison". Les fenêtres de la partie habitation sont pratiquement au ras du sol : ici, on mange assis et on dort sur un simple matelas. D'autant, que la chaleur rentre moins de cette manière.
Nous rencontrons des enfants et discutons avec eux : ils sont très gentils mais essayent qu'en-même d'obtenir un "cadeau" de notre part. Ils n'obtiennent rien de nous : ils ne nous en veulent pas.
Nous repartons direction l'ouest durant encore un bon moment !
- quelle température Joël-42 ?
-  42 !
- merci, on s'en doutait !
Arrivés au bord d'une profonde vallée, un paysage vert s'offre à nous : une multitude de palmiers verts brillants s'étend au dessous de nous entre deux canyons de roches noires : l'oasis d'Azougui.
Les contrastes sont saisissants, les perspectives : vertigineuses.
Elle est la plus grande de la région : 7 kilomètres. Elle compte 2000 habitants, ... et cinq fois plus à la saison de la cueillette des dattes en été !
Après une pause avec l'oasis à nos pieds, nous entamons la descente. Nous progressons sur un chemin bordé de dattiers et d'arbustes qui me semblent être des albisias que nous rencontrons chez nous. Nous traversons un village ... du far-west : une rue centrale seulement.
Arrivés à l'Auberge Toul, nous prenons place sous la khaïma qui nous est destinée : ombre bienvaillante, matelas confortable. Tout pour être heureux !
Qui a vu en premier la piscine ??!!!
SORTEZ LES MAILLOTS DE BAIN !!!!

En deux minutes, tout le monde est à l'eau !
Le bonheur ? Sans aucun doute !
Nous chahutons dans l'eau fraiche, le patron de l'auberge nous gratifie d'un jet d'eau puissant :  nous retrouvons notre âme d'enfant : le plaisir simple . Notre corps, après des jours de privations, réclame cette eau et puise tant qu'il peut sa fraîcheur !
Il nous est même servi un bissap bien frais alors que nous trempons dans ce bain bienfaisant ! Les traditionnels trois thés suivront aussi.
Après le repas et la sieste, personne ne résistera à la tentation de se tremper une nouvelle fois le popotin dans l'onde fraîche.
Départ vers 16h30 et tout de suite après la sortie du village, un dénivelé de 100m bien casse-pattes dans les roches et les cailloux. Arrivés en haut, nous admirons le paysage de l'oasis avec le soleil déclinant.
Après une traversée de grands espaces de roches noires, de sables et de verdure, nous arrivons au bivouac vers 18h30. Douida est toujours là avec aujourd'hui, en plus des habituels dattes, biscuits secs et cacahuettes, de magnifiques et alléchants beignets au sucre ! Le régal, je vous dis que ça !
Ce soir, des vendeuses nomades font le siège du campement : elles y passeront la nuit.
Durant le repas, vers l'est, on aperçoit au loin des éclairs (à l'aéroport, je rencontrerai le voyageur d'un groupe qui se trouvait sous ces éclairs : ils ont eu de la pluie !).
Nous remettons "l'enveloppe" à Yslem : le pourboire destiné aux chameliers qui doivent emprunter une autre route demain matin et rentrer chez eux pour quelques jours de repos.
Nous dirons au-revoir demain matin à Ali et Mohamed, deux personnes discrètes avec le coeur sur la main.


Aujourd'hui c'était cool : 16 kilomètres seulement !
Tout le monde se dit que la journée s'est passée de façon parfaite, sauf qu'à ce moment précis, Enzo se lève et dans un état de transe entame soudainement un air d'opéra (Pavarotti était plus connu dans cette oeuvre). Sauf qu'il le fait en direction des chameliers qui prennent peur, croyant qu'Enzo "criait" après eux (on le saura plus tard) ! Je vous dis pas le quiproquo et la grosse marrade de tout le monde !
Vous croyez que la soirée se termine là ? Enzo, eh voui, encore lui (heureusement on en a qu'un !) se lance dans un répertoire rarement entendu dans le désert Mauritanien : la Tyrolienne ! Et pas une Tyrolienne pour touriste ! De la bonne grosse Tyrolienne à 120 décibels qui roule bien, avec ses Yalala itou,  et qui fait de l'écho dans les montagnes dans un rayon de 20 bornes au moins ! Yslem est renversé de rire, Ali et Mohamed ont les yeux exorbités devant l'inimaginable, nous on est pliés et on en redemande d'autant que, véridique, il y a de l'écho : nous campons dans un demi-cercle de falaises qui nous renvoit la prestation d'Enzo !
Après cette excellente soirée, tout le monde va au lit : on ne traîne pas à s'endormir malgré la température : 30° à 22 heures.

Par joel - véronique le petit
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Commentaires

tres sympa j'adore et drole a la fois image a garder en cas de blues bisous a tous anne
Commentaire n°1 posté par anne gannat le 11/01/2009 à 15h20

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